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Bac 2026 : Les séries techniques et commerciales percent , la D plombe la moyenne

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Après les épreuves écrites du 15 au 19 juin, l’Office du Baccalauréat a livré, ce mercredi 8 juillet, le verdict de la première délibération de la session unique 2026. Sur 77 101 candidats inscrits, 42 521 garçons et 34 580 filles, répartis dans 140 centres de composition et 14 séries , 75 925 se sont effectivement présentés aux épreuves. Au terme des travaux conduits par 339 jurys, 50 705 d’entre eux ont été déclarés admissibles, portant le taux national à 66,78 %.

Le directeur de l’Office, Alphonse da Silva, a salué à cette occasion le fruit du travail engagé à tous les niveaux pour assurer le bon déroulement de l’examen. Mais derrière cette moyenne nationale, la lecture détaillée par série révèle des écarts considérables, qui interrogent l’équité des parcours selon les filières choisies.

Le peloton de tête : gestion, techniques et lettres au sommet

Les séries tertiaires signent la meilleure performance de la session. G2 caracole en tête avec 85,58 % d’admissibilité, suivie de près par G1 (85,23 %) et G3 (85,14 %). La série technique F2 s’illustre également avec 85,11 %, tandis que les séries littéraires A1 (83,60 %) et A2 (81,07 %) franchissent aisément la barre des 80 %. La série scientifique C, filière d’excellence traditionnellement sélective, obtient un solide 80,56 %, et la série B clôture ce groupe de tête avec 79,43 %.

Un ventre mou hétérogène

Un second groupe de séries affiche des résultats plus modérés, entre 55 % et 70 % : la série E (69,57 %), la série technique F3 (68,38 %), la série EA (61,00 %), puis les séries F1 (58,01 %) et F4 (57,48 %). Ces filières, souvent techniques ou hybrides, dessinent un palier intermédiaire qui n’appelle pas d’alerte particulière, mais confirme que la réussite varie fortement selon l’orientation suivie.

La série D, seule sous la barre des 50 %

C’est incontestablement la série D  Sciences de la Vie et de la Terre qui concentre les inquiétudes de cette session. Avec seulement 47,78 % d’admissibilité, elle est l’unique filière à passer sous le seuil des 50 %, et de loin la plus faible de tout le tableau. Le constat pèse d’autant plus lourd que la série D demeure l’une des plus fréquentées du pays, portée depuis des années par l’attrait des filières scientifiques et médicales qu’elle est censée préparer. Plus d’un candidat sur deux dans cette série devra donc patienter une année supplémentaire, une réalité qui tranche nettement avec les scores de sa filière cousine, la série C, supérieurs de plus de trente points.

Une moyenne nationale en repli, un contraste par les extrêmes

Le taux global de 66,78 % s’inscrit en retrait par rapport au record de 73,02 % enregistré en 2025. Mais l’analyse par série éclaire ce recul d’un jour nouveau : il ne s’agit pas d’une baisse uniforme touchant l’ensemble des filières, mais d’un phénomène concentré, tiré vers le bas par la contre-performance spectaculaire de la série D, à elle seule l’une des plus peuplées du dispositif. Cette photographie fine invite les autorités éducatives à s’interroger moins sur le niveau général des candidats que sur ce qui, spécifiquement, a fragilisé cette filière scientifique majeure , sujets, correction, enseignement des matières concernées avant la tenue des prochaines épreuves orales et complémentaires, et la publication des résultats définitifs prévue pour la mi-juillet.

Chédo WUSA

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