Le Bénin s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire institutionnelle. La cérémonie officielle d’installation du Sénat se tiendra le 30 juillet 2026 au Palais des Gouverneurs à Porto-Novo, siège de l’Assemblée nationale. C’est du moins ce qu’il convient de retenir comme information relative à la nouvelle architecture institutionnelle du Bénin après la révision de la constitution. Il sera installé Par Nicéphore Dieu Donné Soglo, doyen d’âge de l’institution qui a saisi le Président de la République à cette fin. Et c’est ce dernier qui a à son tour envoyé la correspondance invitant le Président de l’Assemblée nationale, Joseph Djogbénou à rendre disponible le palais des gouverneurs pour l’installation du Senat.
Cette échéance marque l’entrée en fonction effective de la deuxième chambre du Parlement, instituée dans le cadre des réformes constitutionnelles engagées par les pouvoirs publics.
Cette installation constitue une étape décisive dans la mise en œuvre de la nouvelle architecture institutionnelle du pays. Elle ouvrira la voie au démarrage des activités du Sénat, appelé à exercer, aux côtés de l’Assemblée nationale, les prérogatives qui lui sont reconnues par la Constitution et les lois de la République.
La cérémonie devrait réunir les plus hautes autorités de l’État, les membres du gouvernement, les présidents des institutions républicaines, les représentants du corps diplomatique ainsi que plusieurs personnalités politiques et administratives. Les sénateurs prendront officiellement fonction avant l’élection des organes dirigeants de la nouvelle institution, notamment son président et les membres de son bureau, conformément aux dispositions légales en vigueur.
L’installation du Sénat marque ainsi l’aboutissement d’un processus engagé à la faveur de la révision constitutionnelle ayant instauré le bicamérisme au Bénin. Avec cette nouvelle chambre parlementaire, les autorités entendent renforcer le dispositif législatif, consolider le fonctionnement des institutions républicaines et favoriser une représentation plus large au sein du pouvoir législatif.
Le rendez-vous du 30 juillet s’annonce donc comme un moment historique pour les institutions béninoises, consacrant une nouvelle étape dans l’évolution du système politique et parlementaire du pays.
Géoffroy WUSA












