La colère ne retombe pas en Italie après la mort d’Abderrahim Fakir, un homme de 42 ans d’origine marocaine, décédé dimanche lors d’une intervention policière à Bologne, dans le nord du pays. La diffusion d’une vidéo montrant les derniers instants de l’interpellation a déclenché une vive émotion et ravivé le débat sur les méthodes d’intervention des forces de l’ordre.
Selon les autorités, la police était intervenue après des appels de riverains signalant un homme au comportement agressif. Les images, filmées par un témoin puis largement relayées sur les réseaux sociaux, montrent plusieurs agents immobilisant Abderrahim Fakir au sol, face contre terre, alors qu’ils tentent de le menotter.
Au cours de la séquence, l’homme appelle à plusieurs reprises à l’aide et semble éprouver de grandes difficultés à respirer. Quelques instants plus tard, il cesse de bouger. Cette vidéo est devenue le symbole de la polémique qui secoue désormais le pays.
Selon Euronews, l’affaire a provoqué de nombreuses manifestations à Bologne et à Rome. Si les rassemblements se sont déroulés dans le calme dans leur grande majorité, des heurts ont éclaté en marge de la mobilisation à Bologne entre certains manifestants et les forces de l’ordre. La police a notamment eu recours à des canons à eau et à des gaz lacrymogènes pour disperser les groupes les plus violents, informe Reuters.
Le parquet de Bologne a ouvert une enquête afin d’établir les causes exactes du décès. Les images des caméras-piétons des policiers ainsi que les circonstances complètes de l’interpellation seront examinées. De son côté, la cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, a appelé à faire toute la lumière sur cette affaire, tout en condamnant les violences commises lors des manifestations, renseigne Reuters.
Chédo W.














