La cohésion comme boussole, la mobilisation collective comme moteur. C’est le message fort délivré ce jeudi 23 avril 2026 par le maire de Porto-Novo à l’ouverture de la deuxième session ordinaire du Conseil communal de l’année. Pour son baptême de feu à la tête de la municipalité, Rachadou Toukourou a su imprimer un ton rassembleur, appelant l’ensemble des forces vives de la capitale à conjuguer leurs efforts pour relever les défis de développement.
Dans la salle de la Maison des Jeunes, pleine pour l’occasion, élus communaux, autorités administratives, têtes couronnées, chefs de quartiers, responsables religieux, représentants de la Police républicaine, acteurs de la société civile et populations ont répondu présents, témoignant d’un attachement partagé à la gouvernance locale. Une diversité d’acteurs qui, pour le maire, constitue une richesse à transformer en levier d’action.
Un appel appuyé à la synergie des acteurs
Dès l’entame de son discours, le maire a posé les jalons d’une gouvernance fondée sur la responsabilité partagée. S’appuyant sur les exigences du Code de l’administration territoriale, il a rappelé le rôle stratégique du Conseil de supervision dans le suivi des performances communales, notamment en matière de mobilisation des ressources.
Mais au-delà des mécanismes institutionnels, c’est bien la dynamique collective qui a été au cœur de son propos. Face à un taux de mobilisation des ressources propres jugé insuffisant — 294,03 millions de francs CFA au 31 mars 2026, soit 11,72 % des prévisions annuelles , l’édile de Porto-Novo a appelé à une réaction concertée.
« Cadres, agents collecteurs, élus locaux : nous devons travailler ensemble », a-t-il insisté, plaidant pour une modernisation des outils de collecte, un meilleur suivi du recouvrement et la promotion du civisme fiscal. Pour lui, aucun projet structurant ne saurait aboutir sans une implication coordonnée de tous les acteurs.
Une vision partagée pour la capitale
Au cœur de cette session, première de la cinquième mandature, se dessine également l’ambition de construire une vision claire et inclusive pour Porto-Novo. Le maire a invité l’ensemble des parties prenantes à contribuer à l’élaboration du futur Plan de Développement Communal, appelant à une intelligence collective au service de l’intérêt général.
Tourisme, éducation, sécurité, santé, aménagement urbain, agriculture urbaine ou encore éclairage public : autant de secteurs prioritaires qui nécessitent une approche concertée. Dans le domaine sanitaire, l’annonce d’un téléthon en partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire et Départemental de l’Ouémé illustre cette volonté d’allier solidarité et action concrète au profit des populations les plus vulnérables.
Le pari du partenariat et de l’ouverture
L’union prônée par le maire dépasse les frontières de la commune. Elle s’inscrit aussi dans une dynamique d’ouverture à des partenariats structurants. L’atelier d’urbanisme annoncé pour juin prochain, en collaboration avec la Communauté d’Agglomération de Cergy-Pontoise et la Ville de Lyon, en est une illustration.
Ce projet, centré sur l’aménagement de la berge lagunaire Est, s’inscrit dans la vision « Porto-Novo Ville Verte » et ambitionne de conjuguer développement économique, attractivité touristique et préservation de l’environnement. Là encore, la réussite dépendra de la capacité des acteurs à travailler de concert.
Une session placée sous le signe de la responsabilité collective
Au-delà des discours, cette session ordinaire qui s’achève le vendredi 24 avril, s’annonce comme un moment clé de consolidation institutionnelle. À l’ordre du jour : l’examen du compte rendu de la session précédente, la validation du rapport d’activités du Conseil de supervision et divers points relatifs à la gestion communale.
En déclarant solennellement ouverte cette session, Rachadou Toukourou a donné le ton d’une mandature qu’il veut résolument participative et performante. Son message est clair : c’est dans l’unité, la concertation et l’engagement collectif que Porto-Novo pourra pleinement révéler son potentiel.
Dans une ville riche de son histoire et de sa diversité, le maire semble avoir fait de l’union non seulement un principe, mais une stratégie de gouvernance.
Chédo W.








