
L’Église du Christianisme Céleste (ECC) entend faire du prochain pèlerinage annuel de Sèmè-Kpodji un rendez-vous de communion, d’unité et de réconciliation. À cet effet, un comité transitoire de sept membres vient d’être mis en place pour conduire les préparatifs de l’édition 2026. Une initiative qui traduit la volonté des instances de l’Église de fédérer les différentes composantes autour d’un même cadre organisationnel.
Le pèlerinage de Sèmè-Kpodji se prépare sous de nouveaux auspices. Dans un contexte marqué par la mise en œuvre d’un dispositif transitoire au sein de l’Église du Christianisme Céleste, le Conseil supérieur de mise en œuvre (CSMo) a décidé de mettre en place un comité transitoire chargé de préparer l’édition 2026 de ce grand rendez-vous spirituel.
La décision, prise le 23 septembre 2026 et formalisée à travers la décision n°005-2026/ECC/CSM/CG/SA, intervient dans le prolongement des décrets n°2026-310 et 311 du 13 mai 2026 encadrant le dispositif transitoire de l’Église. Elle fait également suite à une correspondance du Révérend Pasteur Bennett A. Adéogun, président du comité directeur du siège suprême.
Sept membres pour une organisation fédératrice
Le nouveau comité compte sept membres représentant les principales composantes de l’ECC. Il réunit notamment des représentants de Porto-Novo, d’Imèko, de l’intérieur du Bénin, des diocèses extérieurs, du Conseil supérieur de mise en œuvre ainsi que de la structure étatique compétente en matière d’organisation des grands événements.
La composition
La composition arrêtée comprend le pasteur Patrice Lachimi et Marcellin Zannou pour la tendance de Porto-Novo, Alain Yovo pour les tendances d’Imèko, André Amoussou pour les tendances de l’intérieur du Bénin, Gilles Gabellus pour les autres diocèses extérieurs, Kouessivi L. Assogba pour le CSMo et William Philippe Tchekpe pour la structure étatique compétente.
La présidence du comité est confiée au pasteur Patrice Lachimi, premier vice-président du siège suprême. Il aura notamment pour mission de conduire les travaux, d’assurer la coordination entre les membres et de maintenir le lien avec les différentes instances de tutelle de l’Église.
Une mission placée sous le signe de la cohésion
Au-delà de la seule préparation matérielle du pèlerinage, la mise en place de ce comité apparaît comme un mécanisme destiné à favoriser la concertation entre les différentes composantes de l’ECC. La diversité de sa composition traduit, en effet, la volonté de créer un cadre de travail commun autour d’un événement dont la portée dépasse les frontières d’une seule communauté ou d’un seul diocèse. Le comité est appelé à travailler dans le respect des règles doctrinales de l’Église du Christianisme Céleste, des lois de la République du Bénin et des orientations du Conseil supérieur de mise en œuvre. Cette exigence vise à concilier les impératifs spirituels de l’événement avec les contraintes organisationnelles et réglementaires liées à un rassemblement de cette ampleur.
Autre exigence
Le comité devra rendre compte de l’évolution de ses travaux tous les quinze jours. Ces rapports, destinés au Révérend Pasteur Bennett A. Adéogun et au coordonnateur général du CSMo, Bertin Bada, devront faire ressortir l’état d’avancement des préparatifs, les éventuelles difficultés rencontrées ainsi que les recommandations formulées.
Un dispositif de suivi régulier qui devrait permettre aux instances dirigeantes de disposer d’une visibilité constante sur l’évolution des préparatifs et de favoriser une meilleure coordination des différentes interventions.
Sèmè, un rendez-vous spirituel à forte portée
Chaque année, le pèlerinage de Sèmè-Kpodji constitue l’un des principaux rendez-vous de l’Église du Christianisme Céleste. Il rassemble des milliers de fidèles venus du Bénin, du Nigeria et de plusieurs autres pays.
L’édition 2025 avait déjà été organisée dans un contexte transitoire, avec l’autorisation exceptionnelle de tenir les manifestations sur les sites de Sèmè-Kpodji au Bénin et d’Imèko au Nigeria. Cette disposition visait alors à préserver la communion entre les fidèles dans l’attente de nouvelles orientations en matière de gouvernance de l’Église.
Pour 2026, la création d’un comité réunissant plusieurs sensibilités et composantes de l’ECC semble ainsi marquer une volonté de franchir une nouvelle étape. L’enjeu n’est plus seulement de garantir la tenue du pèlerinage, mais également de favoriser une dynamique de rassemblement autour de cet important rendez-vous religieux.
Coordination des acteurs, accueil des pèlerins, sécurité, protocole et cohérence des préparatifs figurent ainsi parmi les principaux défis auxquels le comité devra répondre.
À travers cette nouvelle architecture organisationnelle, les instances transitoires de l’ECC affichent leur volonté de faire de Sèmè 2026 un moment de communion, de dialogue et de réconciliation, dans l’esprit d’un rassemblement qui entend réunir les fidèles autour de ce qui constitue le cœur de leur foi et de leur appartenance commune à l’Église du Christianisme Céleste.
Akuemanho Gédéon


